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«On ne connait jamais vraiment quelqu’un avant qu’il ne parte. Et même avant qu’il ne soit
parti. Ensuite, on ressent l’absence, puis le manque, puis on se rend compte qu’on ne sait pas
vraiment ce qui nous manque, ce qui nous manque tant. Les gens qui nous sont proches sont comme une évidence, on n’y fait plus vraiment attention. La dernière fois que je l’ai entendu chanter, il avait choisi des mélodies du voyage, du Vaughan Williams, je crois. Enfin quelque chose d’anglais. Juste avant de nous dire au-revoir, il a chanté cet air de vagabond, cet air content de partir, content de marcher, pas encore triste d’être parti.» Matthieu Gousseff
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